La chapelle au pied de la tour
La chapelle de La Bâtiaz occupe une place singulière dans la région. Au fil des siècles, elle est devenue un lieu symbolique reconnu, à la fois oratoire pour le quartier, lieu de pèlerinage pour les habitants des environs et monument historique. À chaque transformation, elle a su conserver ses attributs anciens tout en s’adaptant aux besoins de sa communauté, se situant à l’ombre de la célèbre tour mais avec une identité propre.
L'art de la lumière
Pour le Père Kim En Joong, imprégné des cultures orientale et occidentale, le chemin de vie se confond avec l’expérience de la couleur, sa quête étant celle de la Lumière. Devenu prêtre dominicain à 34 ans, il fait de son art un véritable prêche, offrant aux spectateurs une liberté totale grâce à une peinture non figurative et sans légende.
Ses sept vitraux de Notre-Dame des Sept Douleurs rappellent que, même sur un chemin épineux, la lumière divine peut toujours nous guider et nous redonner espoir. Plus qu’un simple jeu de couleurs, ils rendent hommage à Marie, gardienne de la chapelle, et ont été conçus comme un don spirituel destiné à élever l’âme de l’ombre à la lumière, procurant joieet sérénité.
Grâce à une palette étendue de teintes et de matières et à l’utilisation de la technique du thermoformage, chaque vitrail possède sa propre force expressive, contribuant à la création d’un ensemble riche, dense et unique, qui transforme la chapelle en un véritable sanctuaire lumineux.
Transformation et renouveau
En 2012, Léonard Gianadda est sollicité pour embellir la chapelle Notre-Dame de Compassion, à La Bâtiaz. Cette année-là, il rencontre le Père Kim En Joong, artiste du vitrail de renommée internationale, et lui propose de relever le défi de La Bâtiaz.
Les sept vitrages existants depuis 1975 sont alors remplacés par des œuvres originales. Le résultat est si convaincant que le mécène prend en charge la rénovation complète de cet ancien lieu de culte, riche en ex-voto et en histoire.