De la Tour Belvédère à la découverte du temple (1973–1976)
En 1973, Léonard Gianadda projette de construire à Martigny un immeuble-tour de seize niveaux et septante-deux appartements : la Tour Belvédère. Avant d’autoriser les travaux, le Canton exige des fouilles archéologiques, le site étant proche de l’ancienne ville gallo-romaine.
En juin 1976, un temple apparaît sous plusieurs mètres de terre, bouleversant le projet initial.
La naissance de la Fondation (1976–1978)
En août 1976, les plans sont dessinés. L’acte de constitution est signé le 24 février 1977 à l’Hôtel de Ville de Martigny. Léonard offre les terrains et finance presque entièrement la construction.
La Fondation Pierre Gianadda est inaugurée le 19 novembre 1978, jour des quarante ans de Pierre, devant un public très nombreux.
Une remise en question décisive
Sensible aux vestiges du passé, Léonard Gianadda cherche une solution pour préserver le temple, bien qu’il ait l’autorisation de le détruire. Durant l’été 1976, il imagine un édifice intégrant un musée archéologique, s’inspirant notamment du Guggenheim de New York. Mais ses projets n’aboutissent pas.
Quelques semaines plus tard, le 31 juillet 1976, son frère Pierre meurt dans un accident d’avion. Ce drame s’ajoute aux décès de ses parents en 1972 et 1973. Profondément bouleversé, Léonard décide de transformer l’immeuble-tour en Fondation, en mémoire de Pierre.
En 1960, après l’obtention de son diplôme, il ouvre un bureau d’ingénieurs à Martigny avec son camarade Umberto Guglielmetti. La même année, il entreprend avec son frère Pierre un voyage de quatre mois en VW coccinelle autour de la Méditerranée.
Un lieu culturel pluriel et dynamique
Dès l’origine, la Fondation est pensée comme un lieu de rencontres réunissant un musée archéologique, des expositions temporaires et des concerts. Deux galeries sont créées : l’une dédiée à l’histoire gallo-romaine, l’autre aux expositions. Un espace est également prévu pour accueillir des formations musicales.
Au fil des ans, la Fondation acquiert une solide réputation internationale et accueille près de 10 millions de visiteurs en quarante ans.
Un parc et un complexe en expansion
Dès 1984, les jardins accueillent des sculptures. En 1989, à l’occasion de l’exposition Henry Moore, le parc double de surface et affirme sa vocation de « Parc de sculptures », devenant l’un des plus beaux d’Europe.
Le complexe prend sa dimension actuelle avec la transformation du Vieil Arsenal (1995-1996) et l’intégration du Pavillon Szafran, dédié aux réunions et aux groupes.